Une semaine de croisière (8 jours / 7 nuits) a été organisée en Mer Rouge au large d’Hamata dans le sud égyptien proche du lagon de Shaab Sataya du 1 août au 8 août 2009.
Le groupe fut composé de dix personnes travaillant en établissement d’aide par le travail.
Pour les soutenir dans leur projet, une éducatrice sportive, deux éducateurs et une infirmière ainsi que deux guides animaliers et moniteurs de plongée subaquatique.
Avec pour thème principal
La découverte et l’observation des dauphins sauvages dans leur habitat naturel.
Les dauphins qui viennent se reposer dans le lagon de Shaab Sataya sont essentiellement des Stenella Longirostris ou appelés communément dauphin à long bec.
Capturé accidentellement dans des filets de thoniers, le long bec a suscité un label » Dolphin safe » sans lequel aucune viande de thon ne peut être vendue aux USA.
Plutôt que de fixer des objectifs, nous avons préféré dégager le sens de ce projet comme autant de façons de vivre une expérience collective, chacun sur son chemin.
Au travers des espoirs et rêves de chacun, nous avons tenté de définir le sens de ce projet en plusieurs points :
Le dauphin, symbole de liberté dans l’échange, porteur d’une énergie extraordinaire qui vous touche dans votre humanité profonde.
Nos guides animaliers ont pu nous informer, nous éduquer par l’observation active des dauphins.
Ainsi, nous nous sommes intéressés à la localisation et aux déplacements de ceux ci tout au long de la journée.
Et aussi aux différentes activités qui rythment leur vie de groupe.
Il n’y a qu’à constater la frénésie des touristes plongeurs qui se ruent en mer rouge chaque année, piétinant le corail, dérangeant les mammifères marins tel que le dauphin dans leur lieu de repos. On a pu voir des centaines de touristes envahir un site appelé « la maison des dauphins » plusieurs fois par semaine durant l’été. Des touristes « ignorants » amenés là par des opérateurs touristiques peu scrupuleux du respect des lieux.
Depuis ces débordements, le gouvernement égyptien aidé en cela par des associations locales luttant pour la préservation du littoral de la mer rouge a pris des mesures visant à la limitation du nombre de plongeurs dans certaine zone.
Pour nous, le voyage, l’aventure, la réalisation de notre rêve de « dauphins », nous libère et nous offre « l’exceptionnel »
Nous témoignerons de notre expérience par la réalisation d'un film, qui, nous l'espèrons, sensibilisera le lecteur à la fragilité de l'écosystème.